Lampes à économie d’énergie : tout savoir

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Economiques et écologiques, les lampes à économie d’énergie voient leur utilisation se généraliser. A l’issue du Grenelle de l’environnement, les pouvoirs publics se sont prononcés en faveur d’une interdiction progressive des lampes les plus énergivores, soit la plupart des ampoules classiques à incandescence. Cela va dans le sens de l’Union européenne qui a renforcé ses exigences en matière d’efficacité énergétique.

Composition moyenne des lampes fluorescentes

Le verre constitue 88% du poids des lampes.

Les métaux comme le fer, l’aluminium ou le cuivre composent notamment les contacts et culots des lampes. Ils représentent 5% du poids des lampes.

Les plastiques, essentiellement entre le culot métallique et le verre, représentent 4% du poids de la lampe.

Les poudres fluorescentes recouvrant l’intérieur des lampes représentent 3% du poids des lampes. Elles sont constituées de terres rares (silicates, aluminates).

Le mercure est présent en infime quantité (0,005% du poids de la lampe), en mélange avec un gaz non toxique : l’argon. L’efficacité énergétique des lampes fluorescentes est dûe au mercure, dont la quantité a baissé de 90% durant les 25 dernières années. Si le mercure est potentiellement dangereux pour l’environnement à l’échelle des dizaines de millions de lampes arrivant en fin de vie chaque année, la casse d’une lampe ne représente pas risque majeur pour la santé (voir l’étude de l’ASTEE sur les déchets mercuriels en France – juillet 1999 et mars 2000).


Economies d’énergie

A luminosité égale, une lampe fluocompacte consomme jusqu’à 5 fois moins d’électricité qu’une ampoule classique à incandescence. Comme le montre le tableau des équivalences de puissance, on voit qu’une lampe basse consommation de 20 W éclaire aussi bien qu’une ampoule de 100 W.

Ces économies d’énergie permettent ainsi d’agir simplement contre le réchauffement climatique. L’Agence Internationale de l’Energie estime que le passage mondial à l’utilisation de la lampe à économie d’énergie pourrait éviter l’émission de 470 millions de tonnes de CO2 en 2010, soit près de la moitié des objectifs de réduction fixés par le Protocole de Kyoto.


Economies budgétaires

La consommation annuelle d’électricité liée à l’éclairage est en moyenne de 409 kWh par foyer français. Cela représente environ 15,5 % de la facture d’électricité globale*.
Bien que son prix d’achat soit plus élevé, l’utilisation d’une lampe à économie d’énergie permet de réduire cette facture d’électricité. Le remplacement d’une ampoule classique de 100 W par une lampe basse consommation de 20 W aura permis, tout au long de la durée de vie de la lampe, une économie d’énergie de 800 kWh, ce qui correspond à environ 88 € (au prix moyen de l’électricité de 0,11 € du kWh) soit plus de 2 ans d’éclairage gratuit !

Préservation des ressources naturelles et baisse du volume des déchets

La durée de vie des lampes à économie d’énergie est jusqu’à 10 fois supérieure à celle des ampoules traditionnelles, ce qui permet de limiter le nombre d’unités produites pour le même service rendu et donc de réduire considérablement les volumes de déchets produits. De plus, le poids moyen d’une lampe à économie d’énergie necesse de diminuer à niveau d’éclairement égal : il est passé de 155 g en 2004 à 118 g en 2006.


Sécurité accrue

Contrairement à certaines ampoules à incandescence qui produisent 95% de chaleur pour seulement 5% de lumière, les lampes à économie d’énergie produisent peu de chaleur. Leur utilisation réduit considérablement les risques de brulure et d’incendie




* source: Electricity Consumption and Efficiency Trends in the Enlarged European Union-Status report 2006 – P.Bertoldi, B.Atanasiu – DG Joint Research Centre, Institute for the Environment and Sustainability.



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